C'est l'allégorie d'une fille facile, qui est assise à la place du mort, qui pense que "Je t'aime" n'est qu'un mouvement du corps.
Elle aussi va et vient, se donne et regrette ensuite.
Lui kiffe, sms, elle se pointe de suite.
Il accélère. Elle rabat un peu le dossier du siège. Il lui dit "Tu es belle !"
Elle s'engouffre dans le piège puis dévie, elle dit : "en ce moment je lis Malraux"
Elle a une fausse poitrine, les fantasmes d'une Bimbo alors, fatalement, ce qui l'interesse chez elle au départ ... c'est pas son cerveau.
Elle se rend bien compte et se mordille la lèvre comme quand gamine elle jouait au cerceau.
C'est juste l'amour qu'on cherche à vivre, et si ça part en vrille c'est .. c'est que c'est sans modèle.
T'es livré à toi même et la beauté de la vie ne rend pas forcement meilleurs les caractères.
On peut même être sous des apparences contraires, indifferent à l'autre quand la douleur est égocentrée parce qu'en vérité : c'est sur nous même qu'on s'est prosterné.
C'est juste une métaphore qui pourrait être biblique comme le Veau d'or parce que notre époque est d'accord dans le désaccord.
On est déchiré par l'absence et le vide.
En prise avec nos paradoxes, que le besoin d'amour complique.
Sacrifiée sur l'hôtel de toutes celles qui ont mal, qui souffrent, qui peinent tellement de ne pas avoir confiance en elles.
Même si elle sais bien que son "Je t'aime" est factice, elle se dit qu'aux yeux de quelqu'un au moins elle existe.
J'aime être dans tes bras, que tu me murmures des mots doux à l'oreille, que tu me dises que tu m'aimes et que tu m'aimeras toujours. J'aime être près de toi. ♥